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Pourquoi pêcher?

La fin de semaine dernière devait avoir lieu notre classique et populaire événement d’initiation à la pêche à la mouche. Notre collaboratrice, Sophie Boisvert, qui est un peu nostalgique de ne pas pouvoir vous transmettre directement sa passion cet été, a préparé une série de deux articles pour vous convaincre de vous lancer dans cette superbe activité. Fish on les filles!

Pourquoi pêcher?

Debout, sur le bord d’une rivière, de l’eau à mi-cuisse, à lancer une ligne avec une réplique d’insecte au bout, à répétition pendant des heures… pourquoi l’essayer?

Pour vivre le moment

Plusieurs d’entre vous le savez, l’eau, ça rend zen. Passer la journée sur le bord de l’eau, avec ses reflets et les sons de la nature, ça replace les idées, ça calme. Il y a même plusieurs adeptes qui comparent la concentration et l’état d’esprit nécessaire à la pêche à la mouche à de la méditation. En fait, sans avoir à rien forcer, la répétition des mouvements, la beauté de la nature, le focus sur la qualité du lancer et sur le dépôt de la mouche sur l’eau, avec l’esprit centralisé vers les petites vibrations de l’eau dans l’espoir d’y voir se pointer un poisson, tout cela amène vers un état de bien être parfait.

Pour faire un petit training sans y penser

Chaque année aux activités d’initiation, à la fin de la journée, les participantes en ont plein les bras. Ou plutôt plein le bras! Passer une journée complète à lancer debout, ça travaille plusieurs petits muscles stabilisateurs. Les pros vous diront que si vous avez le bras fatigué c’est que votre technique n’est pas parfaite. Nous, on vous dit : tant mieux, les muscles du haut du corps, on les travaille moins dans la ride de vélo du soir ou dans la séance de jogging.

Pour la tactique

Certains poissons sont plus faciles que d’autres à attraper. Mais encore faut-il les comprendre, ou être tout simplement chanceux. Le choix de la mouche, en fonction du type de poisson, de la météo, de la couleur de l’eau est un élément qui peut augmenter les chances de succès. Plusieurs autres éléments font partie du jeu de berner le poisson suffisamment pour qu’il morde une touffe de poils aux couleurs arc-en-ciel qui sont supposées imiter un insecte. (On va se le dire, la plupart des mouches ne ressemblent pas à des insectes québécois). La pêcheuse peut essayer une combinaison de stratégies, qui comprennent le choix de l’endroit où lancer, comment travailler avec les courants, où se placer soit même, etc. Qui sait, étudier les courants peut aussi vous amener à transposer les connaissances en eaux vives lors de votre prochaine descente de rivière.

Pour l’aventure et les découvertes

Au Québec, la grande majorité de nos cours d’eau et nos lacs sont pêchables (on vous donnera dans le prochain article des précisions pour les permis et règlements) et ces cours d’eau cachent plusieurs espèces de poissons. Que ce soit pour décrocher un mercredi soir ou pour partir à l’aventure un samedi, une expédition de pêche est toujours indiquée. Ça permet de découvrir un coin de notre ville, de notre région qu’on n’avait jamais vu sous cet angle. La pêche est aussi bien souvent le vecteur vers de belles rencontres sociales. Ces petites expéditions pourraient vous faire trouver ‘’LE’’ spot à petites truites à 10 minutes de chez vous, où encore tous les secrets de pêche du monsieur qui a l’air d’un gentil grand-papa.

Parce que la pêche ça se combine avec tout

Randonnée-pêche. Canot d’eaux vives – pêche. Vélo de montagne-pêche. Canot-camping – pêche. Pas convaincues? Un tube de canne à pêche se glisse facilement dans un sac à dos. Et quoi de mieux que d’avoir pour objectif de se rendre au lac X ou à la rivière Y pour faire grimper la motivation d’un cran?

Parce que ce n’est pas dispendieux

Le permis de pêche (excepté pour le saumon) se vend 23$ pour l’année, soit le prix de deux pintes à votre microbrasserie préférée. Pour débuter, le minimum nécessaire est la canne à pêche et les mouches. En plein été, les waders (les fameuses salopettes), ne sont absolument pas nécessaires. On peut pêcher les pieds au sec sur le bord de l’eau ou avec n’importe quelle vieille paire de souliers que l’on veut mouiller. Un kit de départ de qualité correcte pour débutant est accessible pour environ 150$. Une canne à moucher se loue pour environ 10$ par jour. C’est bien loin des prix pour un vélo double-suspension de l’année ou pour louer l’équipement au centre de ski à côté!

Pour le retour aux sources

Quand une pêcheuse réussit à piquer un poisson, la concentration laisse place à l’excitation et au sentiment d’accomplissement. Personnellement, pas une fois je pique un poisson sans me sentir choyée. Choyée d’être là et choyée d’être en contact avec la nature qui me donne en retour. C’est un retour aux sources, un retour à l’humain en nous qui faisait d’abord et avant tout des activités pour se nourrir. Pêcher permet de manger local et de manger en réduisant l’empreinte environnementale. Souper avec la récolte d’un poisson pris dans la journée, ça nous rappelle à quel point la vie peut être simple.

Sophie Boisvert

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