Menu

Devenez membre des chèvres : curieuse, aventureuse ou audacieuse?  —  Abonnez-vous »

Faire du sport enceinte

J’ai appris en janvier que j’étais enceinte. J’étais alors au Japon avec mon chum pour vivre une saison de ski comme celles qu’on vit au début de la vingtaine à Banff ou à Whistler.

Une saison qui ressemble à boire (beaucoup) de Pabst, à travailler dans un resort pour des pinottes, à partager une maison en ruine avec une dizaine de personnes (pas toutes propres) et à manger des toasts et des ramens. Tout ça pour pouvoir skier tous les jours. Le rêve!

À ce moment-là au Japon, ma saison de ski se résumait donc à boire beaucoup de plum wine (une spécialité japonaise), à travailler dans une auberge tenue par un australien sympathique, mais un peu perdu, à faire des pizzas dans un centre de ski éloigné et à partager une chambre avec des Japanese stink bugs. Tout ça, pour pouvoir skier de la poudreuse tous les jours. Le rêve!

 

Je l’ai écrit d’entrée de jeu. J’ai appris que j’étais enceinte en janvier. J’étais donc en train de vivre le rêve Japonais et, mis à part l’alcool (adieu plum wine), je n’ai pas vraiment changé mon quotidien pour autant. Ma fille a donc dévalé plusieurs fois le mont Yoichi, a fait de très longues sorties de touring, a dormi dans un van à -20 pendant un mois, a surfé à Lombok (nous avons fait un petit détour en Indonésie avant notre retour), a fait du vélo de montagne et a grimpé plusieurs sommets du Québec avant même de venir au monde!

J’ai continué toutes ces belles aventures parce que j’en sentais le besoin. Par contre, j’ai adapté mes sorties et revu mon attitude envers le sport. Je vous partage donc mes plus douces suggestions si, comme moi, votre cœur de future mère ne tiendrait pas le coup sans plein air.

 

1. L’orgueil et la performance, j’ai laissé ça à la maison

Ce n’est pas le moment d’épater la galerie, ni de battre des records. Oui, ça peut être insultant de se faire dépasser ou d’arriver la dernière, mais sérieusement… On s’en fiche. Après tout, on transporte un autre être humain avec nous et en plus d’être lourd, il est énergivore. C’est notre sécurité et celle de l’enfant qui priment. Les falaises et les nouveaux obstacles sont pour une autre fois.

2. Je me suis écoutée

Quand je disais à mon entourage que je faisais encore du sport (surtout lorsque je parlais de vélo de montagne), j’avais parfois droit à des gros yeux ou à des commentaires désobligeants. Pour me rassurer, je me répétais que c’était de l’ignorance ou de la peur. Pourtant, même mon médecin m’encourageait à faire du sport. Bref, je n’ai pas laissé les peurs des autres m’affecter.

3. J’avais toujours une collation à portée de main (et une autre dans l’auto)

Ça, c’est probablement le plus simple et le meilleur conseil de la série. J’ai tellement regretté mes premières sorties. Enceinte, tu manges et tu bois quand tu as faim ou soif. Les horaires de repas n’existent plus.

4. Je suis restée en terrains connus

Je ne suis pas partie à la découverte de nouvelles pistes de vélo de montagne. J’ai choisi mes terrains, soit ceux que je connaissais le mieux, soit ceux que je savais sécuritaires. Je n’ai pas commencé de nouveau sport. Je fais de la planche à neige, du surf et du vélo de montagne depuis plusieurs années. Même si ces sports sont plus extrêmes que d’autres, je suis en pleine possession de mes moyens. Au courant de l’été, j’ai été invité à faire de l’escalade. J’ai accepté l’invitation même si je ne fais pas d’escalade. Mais c’est sur un hamac à encourager mes amies que j’ai passé ma soirée. Je pratiquerai mes skills d’escalade une autre fois, probablement en compagnie de ma fille!

5. Je n’avais jamais d’objectif défini

Si je vais en randonnée, je préfère avertir mes amies que je ne vais peut-être pas me rendre au sommet. Et quand on me demande combien de temps que je vais faire du sport, je réponds que je vais en faire jusqu’à ce que mon corps en ait eu assez.

 

En bonus : des femmes qui m’ont inspirée

Ces suggestions n’engagent personne d’autre que moi. Je ne suis pas une spécialiste de la santé, je suis seulement une future mère qui a besoin de bouger. C’est pourquoi je vous parle uniquement de ma propre expérience, et que je n’ai employé que le “je” dans ce texte.

On se croise dehors !

Romy Quenenville Girard

Commentaires