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En région isolée, mieux vaut prévenir

La semaine dernière, on a suivi avec plusieurs ambassadrices des Chèvres de montagne le cours 40h SIRIUSMEDX de secourisme en régions isolées. Toutes les participantes à cette formation sont des femmes passionnées de plein air, téméraires et aventurières qui en ont vu d’autres, mais on s’est vites rendues compte qu’il nous restait beaucoup de choses à apprendre côté sécurité et gestion des risques. On sort de ces 4 jours intenses avec un beau petit certificat d’attestation, mais surtout avec un paquet de nouvelles connaissances théoriques et pratiques, grâce à notre incroyable formatrice : Renée-Claude Bastien. Voici donc les 5 points majeurs qu’on retient de cette formation.

1. Une région isolée, c’est loin comment?

En entendant le terme région isolée, on peut s’imaginer au sommet des Rocheuses ou dans le fin fond du Parc de la Gaspésie, mais pas besoin d’aller aussi loin. C’est quoi donc, une région isolée? Si un incident se produit et que les services d’urgence prennent plus d’une heure avant d’atteindre l’endroit où vous vous trouvez (pas seulement le stationnement au pied de la montagne par exemple), vous êtes en région isolée.

Avant de partir : regardez la carte et votre itinéraire, évaluez si certaines zones sont sans réseau, loin de l’accueil ou difficiles d’accès, et analysez quels seraient vos points de sortie en cas d’urgence.

2. Un burrito, pas mexicain!

Une technique qu’on a apprise s’applique à presque toutes les situations de premiers soins en région isolée, surtout en sortie hivernale : le burrito! Quelqu’un qui se blesse loin des secours devra attendre plus longtemps que quelques minutes avant d’être évacué. On l’a testé nous-même, le corps se refroidit vraiment rapidement par le seul fait d’être immobile. Pour le protéger du froid, on prépare donc un burrito avec trois ingrédients :

  1. Une bâche assez compacte, qu’il faut disposer sur la neige ou sur le sol. On peut aussi utiliser le toit d’une grande tente. Ça isole et c’est très pratique pour déplacer quelqu’un par la suite.
  2. Un matelas de mousse assez dense que nous disposons au milieu de la toile et qui sert d’isolant avec le sol, en plus d’apporter du confort.
  3. Un petit sac de couchage pour être bien au chaud.

 

3. Une trousse bien remplie est notre meilleure amie

Avec les secours qui n’arriveront pas au milieu de la forêt en quelques minutes, il faudra souvent administrer nous-même les premiers soins. Ça signifie donc qu’il faut avoir avec nous le matériel nécessaire, et adapter notre trousse à l’activité qu’on pratique. Alors dans nos bas de Noël cette année : bandages, couverture de survie, matelas de mousse, atèles légères et scie portative!

4. L’union fait la force

Une personne blessée, c’est lourd. Évacuer quelqu’un en détresse est difficile et demande énormément d’énergie, donc pratiquer nos activités en groupe est un avantage à ne pas négliger. En plus, ça fait plusieurs sacs dans lesquels répartir le matériel de premiers soins.

5. Prévenir reste la clé

Après toutes ces heures de formation, on se sent évidemment plus ferrées à agir en cas d’incident sur le terrain. Mais le but est d’utiliser nos nouvelles connaissances le moins possible, en prévenant les incidents qui pourraient se produire. On doit prévenir, sensibiliser notre entourage et se poser les bonnes questions avant de partir :

  • Avec qui est-ce que je pars? Quelles sont les forces et les faiblesses de mon groupe?
  • Qu’est-ce ce qui est disponible comme matériel sur place? Y a-t-il une planche dorsale, une trousse, des attèles? Est-ce patrouillé? Y a-t-il du réseau?
  • Est-ce que les risques pris sont en fonction de ce que je peux gérer comme conséquences?

Bref, c’est notre devoir de pratiquer le plein air de façon responsable et d’être consciente des risques. C’est pourquoi on encourage tout le monde à se former et à acquérir des connaissances en sécurité. Si vous aimeriez prendre part à une formation de premiers soins en régions isolées, écrivez-nous à info@leschevresdemontagne.com. Nous offrons également des cours de sécurité avalanche à la fin de l’hiver: CSA1, GTA et Perfectionnement hors piste, et CSA2.

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