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5 essentiels pour pêcher à la mouche

Tout comme plusieurs sports en plein air, la pêche à la mouche a connu une montée en popularité fulgurante cet été. Mais nous sommes bien conscientes qu’on peut parfois se sentir un peu dépourvues et ne pas trop savoir par où commencer lorsque vient le temps de se lancer dans cette activité. Notre collaboratrice Sophie Boisvert vous détails donc 5 questions essentielles à se poser pour commencer à pêcher avec succès. Prêtes? C’est parti!

1. Pourquoi pêcher?

Si vous avez manqué notre premier article sur la pêche à la mouche, on peut résumer ça ainsi : Pour le contact avec la nature, et l’aspect contemplatif, méditatif de l’activité. Paradoxalement, parce que la pêche à la mouche est aussi une activité physique qui renforce plusieurs muscles, que l’on peut combiner avec une multitude d’autres sports. (le préféré de l’auteure: rafting et pêche).

Parce que l’on veut toutes manger local et réduire l’impact de l’agriculture de masse. La pêche, c’est aussi une dose d’aventure à un prix plus que raisonnable. C’est une activité qui mène souvent à de belles découvertes et de belles rencontres. À titre d’exemple, j’ai pu observer 6 loutres la semaine dernière en allant pêcher. Le biodôme peut aller se rhabiller. C’est aussi une activité qui se pratique seule ou en groupe et qui est accessible dans toutes les régions avec un minimum d’équipement.

2. Avec quoi pêcher?

Pour la pêcheuse débutante, je recommande une journée de location ou encore mieux, un petit post Facebook pour voir si un ami d’ami aurait une canne à prêter. Évidemment, dans d’autres contextes, on vous aurait dit de participer à l’incroyable journée d’initiation ou à la fin de semaine de pêche à la mouche des Chèvres, pour faire un tour détaillé de tout l’équipement. Dans la situation actuelle, voici une liste de matériel, version courte et version longue.

Liste de matériel pour la pêcheuse débutante, pour une journée de proximité :

  • Permis de pêche
  • Canne à pêche avec moulinet, soie (le fil fluo) et bas de ligne (le fil transparent)
  • Soulier d’eau (et une deuxième paire de souliers secs pour le retour)
  • Des mouches dans un petit pot de pilules, de plastique ou dans un coffre spécialisé
  • Des pinces long nose : pour sortir les hameçons bien piqués sur le poisson ou sur la main (ouch)
  • Un coupe-ongle pour couper le fil après avoir fait un nœud pour attacher la mouche
  • Des lunettes soleils pour protéger les yeux des mouches qui ont un hameçon au bout
  • Une casquette ou un chapeau pour protéger ton visage des hameçons
  • Une veste de sécurité flottante (VFI) si pêche en embarcation
  • Une petite feuille imprimée qui rappelle comment faire les nœuds

Équipement supplémentaire pratique pour la Chèvre vraiment prête à tout :

  • Crème solaire et chasse-moustique
  • Gourde d’eau et collations
  • Trousse de premier soins et couteau suisse
  • Sac de plastique style ziploc pour ramener les poissons
  • Chandail chaud et maillot de bain
  • Lampe frontale
  • Carte-boussole
  • Waders (salopette) avec ceinture et bottes
  • Puise filet pour sortir le poisson de l’eau
  • Petit pot de liquide qui fait flotter les mouches sèches
  • Bout de soie calant (sinking tip)

3. Où pêcher?

Partout ou presque! La grande majorité des rivières et des cours d’eau du Québec sont pêchables. Cependant, il faut bien s’informer car plusieurs plans d’eau ont leur propre système de droits d’accès et de règlementation. C’est, selon moi, l’aspect le plus complexe de la pêche. Internet devient alors notre meilleur ami et gagne à être consulté avant notre départ.

Pêcher sur des terrains organisés

De façon générale, tous les plans d’eau qui sont sur un territoire de parc, de réserve faunique, de ZEC ou de pourvoirie ont leur propre réglementation. Certains des endroits exigent une réservation. La plupart des informations pour ces territoires, sur les droits d’accès et la règlementation sont disponibles sur internet. L’idéal est de prendre l’information disponible sur le site internet et de par la suite confirmer la procédure en appelant l’organisation.

Pêcher en terre publique

Beaucoup de cours d’eau et de rivières sont accessibles sans frais (autre que le permis de pêche). Toutes les informations sur la règlementation sont disponibles sur le site internet du Ministère de la Faune. Certaines organisations font aussi des journées portes-ouvertes et certains secteurs sont ensemencés, ce qui augmente considérablement les chances de récolter du poisson. Par exemple, la rivière Nicolet au Centre-du-Québec est ensemencée de plusieurs sortes de truites, la Rivière Shawinigan en Mauricie l’est aussi de même que les SÉPAQ (réserves fauniques et parcs).

De façon générale, après le 15 juin, la plupart des espèces de poissons peuvent être récoltées, à l’exception du saumon. Toutes les rivières à saumon du Québec sont administrées sous forme de ZEC. Un permis spécifique à la pêche au saumon doit être acheté ainsi qu’un droit d’accès pour la rivière.

4. Quoi pêcher?

Tout dépend de ce que vous désirez faire avec le poisson: le récolter et le manger, ou le remettre à l’eau. Les poissons les plus populaires pour la récolte sont les truites, le doré, l’achigan, la perchaude et le brochet. Au Québec, tous les poissons sont comestibles. Seulement, certaines sortes de poissons sont meilleurs au goût et certaines autres ont trop d’arêtes pour être plaisantes à manger.

Pour pêcher pour le plaisir, il s’agit de pêcher l’espèce qui mord et de la remettre à l’eau (si le poisson ne saigne pas), en le manipulant délicatement, en évitant le maximum de contact avec la peau du poisson et en minimisant son temps hors de l’eau, évidemment.

5. Sécurité et formation

Comme toute nouvelle activité, l’accompagnement lors d’une première sortie par une personne qui a déjà pêché est idéal. L’activité d’initiation des Chèvres est encore mieux! Cependant, la pêche est une activité accessible sans formation ou sans accompagnement. Il faut simplement être prudent aux abords de cours d’eau, tenir quelqu’un informé de nos plans et ne pas s’aventurer près des barrages hydroélectriques (amont ou aval). Aussi, comme mentionné dans la liste d’équipements, le port de lunettes et de chapeau est fortement recommandé pour protéger les yeux et le visage des hameçons.

Plusieurs groupes de pêche sont actifs sur les réseaux sociaux et sont une excellente source d’information. Pour du perfectionnement ou des cours, certaines organisations comme la Société Mauricienne des Pêcheurs à la Mouche (SMPM), qui est partenaire de l’évènement d’initiation de pêche des Chèvres de Montagne, ont un réseau de mentors et organisent des formations planifiées et sur demande. La plupart de boutiques d’équipements de pêche, comme l’Ami du moucheur, à Trois-Rivières, dispense aussi des cours. L’organisation Saumon Québec propose également des activités de mentorat.

Ça fait beaucoup d’informations d’un coup mais une fois la canne à l’eau, le bonheur commence! Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter via Messenger (Sophie Boisvert) ! Au plaisir de vous croiser sur une rivière!

Sophie Boisvert

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